



Chapitre I
Claire se leva aux aurores, non pas qu'il fasse trop chaud pour dormir ou qu'elle ait fait un mauvais rêve, mais tout simplement car elle était trop excitée à l'idée de partir en vacances sans ses parents. En effet, ses amis lui ont fait une surprise. En l'honneur de ses 20 ans, ils l'invitent à venir passer deux semaines sur la Côte d'Azur, en leur compagnie, dans un petit gîte à l'écart de la foule, qui envahit, en ce mois de juillet, les rues de Monaco. Après avoir salué une dernière fois sa famille et vérifié une dizaine de fois ses bagages, Claire alla rejoindre ses amis pour ce qui s'annonçait comme deux semaines inoubliables.
Après deux longues journées de voyages, le groupe d'amis arriva, enfin, à destination. Leur première semaine fût riche en émotions, tout se passa comme cela était prévu : sorties, bonne ambiance, moments de détentes, etc... Rien ne prédisait qu'un drame allait se passer dans les jours à venir... Le début de la seconde semaine fût digne de la précédente jusqu'au jour où la reine de ces vacances, Claire, reçut une lettre. Cette lettre avait tout l'air d'une simple lettre pourtant ce n'était pas le cas. Le seul texte qui y figurait était le suivant: "Faites attention, le danger est partout !" Pourtant cela ne l'effraya en rien ni elle ni ses amis. C'est difficile de prendre conscience de la gravité du moment lorsqu'on a deux nuits blanches ainsi que quelques produits illicites dans le nez. Le petit groupe ne changea en rien leur projet pour cette belle journée qui allait rapidement tourner en un cauchemar. Après avoir passé leur matinée à faire du ski-nautique, ils décidèrent d'aller manger un petit bout avant de passer une agréable après-midi sur la plage. Alors qu'ils s'apprêtaient à régler leur note, Laurence, la meilleure amie de Claire, leur fit remarquer qu'elle n'était toujours pas revenue des toilettes. Quelle ne fût pas sa surprise, lorsqu'après avoir décidé d'aller voir ce qu'il se passait, elle découvrit le corps de son amie baignant dans son sang. Elle ne remarqua pas tout de suite qu'un petit mot était posé sur le corps inerte de la jeune fille : "Je vous avais pourtant prévenue !"
Chapitre II
Réveillé par le bruit de la pluie, Vincent ne savait pas encore qu'une dure journée l'attendait. Cela faisait quelques semaines que le moindre bruit le tirait hors de son sommeil, ceci pouvait s'expliquer par le fait qu'il était très préoccupé par son travail. Rien de plus normal lorsqu'on enquête sur des meurtres plus violents les uns que les autres. Bien qu'il ait, toujours, réussi à mettre une barrière entre son travail et sa vie de famille, Vincent n'en pouvait plus de cette affaire comportant environ six meurtres. Cela allait bientôt faire dix ans, qu'il travaillait en tant qu'inspecteur dans le principal commissariat de Londres. Il pouvait être fier de sa carrière, c'était un des seuls à avoir grimpé aussi vite les échelons menant à son rêve, que beaucoup partagent, être un inspecteur de la criminelle. Il avait fourni énormément de travail pour en arriver là et c'était même promis que quoi qu'il arrive, il n'arrêterait jamais de travailler en tant qu'inspecteur. Pourtant, depuis que ces meurtres, non résolus, s'enchaînaient, il avait de sérieux doutes par rapport à sa manière de travailler, qui jusque là était irréprochable.
Ses yeux bleus remplis de sommeil regardèrent l'écran de son réveil affiché: 5.30. Ne voulant pas réveiller son épouse, Laurence, il sortit de leur chambre sans faire le moindre bruit. Depuis quelques jours, cela faisait douze ans qu'ils étaient mariés, douze ans de pur bonheur, beaucoup de personnes les qualifient de « couple parfait ». Leur couple n'est peut être pas parfait, mais en tout cas, ils n'en étaient pas loin. Quelques soit la difficulté, ils l'a surmontaient ensemble ce qui renforçait à chaque fois leur union. Cette joyeuse petite famille ne serait pas la même sans les enfants : Florence, l'aînée, Romain et Julien, le cadet, tous les trois aussi charmants que leurs parents. Ils avaient tous les trois hérites des yeux de leur père, un regard profond dans lequel on pouvait lire beaucoup de choses.
Vincent avait la quarantaine, pourtant grâce à son physique avantageux ainsi qu'à ses cheveux noirs de jais, il paraissait plus jeune. Bien qu'il soit de nature patiente, il n'en pouvait plus de tourner en rond dans son salon en attendant que ses enfants se lèvent, il se décida donc à partir au travail même s'il était encore trop tôt pour cela. Il laissa un petit mot à destination de sa femme dans lequel il s'excusait d'être parti si tôt et de ne pas avoir conduit les enfants à l'école, mais le meurtre de la semaine passée hantait son esprit, et il se sentirait plus utile au poste de police.
A peine arrivé que le commissaire lui tomba déjà dessus. Le commissaire était quelqu'un d'imposant, malgré une légère prise de poids, il avait conservé la carrure de l'athlète qu'il avait été durant sa jeunesse. Ses yeux verts, de nature petits, étaient agrandis par ses lunettes dont le contour était brun afin de bien se marier à la couleur de ses cheveux.
- Ah Vincent, je te cherchais ! Viens, il faut que l'on discute de l'enquête en cours.
- Oui j'arrive, laissez-moi le temps d'aller déposer mes affaires !
La vue de son bureau mal rangé et remplis de paperasserie lui fit perdre le peu de joyeuseté qu'il avait en ce début de semaine pluvieuse. Alors qu'il se dirigeait vers le bureau du commissaire, il remarqua que des nouvelles feuilles avaient été ajoutées dans ce dossier qu'il maudissait tant, à savoir, le dossier: "Tueur en série". On pouvait, maintenant, deviner une lumière d'espoir dans ces yeux.
- Vincent, je ne t'ai jamais caché que tu es l'un de nos meilleurs agents et d'ailleurs tu le sais ! C'est pour cela que je t'avais mis sur le dossier du tueur en série, mais on dirait que tu n'arrives pas à t'en sortir...
- Oui Henry, je sais ! Par contre, je viens de voir à l'instant sur mon bureau des nouveaux papiers en rapport avec cette affaire, c'est peut-être un nouveau filon à exploiter. Mais j'avoue que ce cas n'est pas des plus simples, je n'en ai encore jamais vu des pareils, le tueur est si propre, il ne laisse aucune trace ! répondit-il
- Au fait, avant que j'oublie, comme tu le sais, nous avions décider d'organiser des cours pour ceux qui voudraient un jour passer l'examen pour devenir inspecteur. Nous allons bientôt commencer les cours car certains prévoient, déjà, de le passer cette année, je voulais savoir si cela t'intéresserait d'être le prof car, encore une fois, nous n'avons pas meilleur inspecteur que toi.
- Oui mais je vais d'abord demander à Laurence ce qu'elle en pense car cela demandera du travail supplémentaire.
- Merci, si tu pouvais me donner une réponse dans la semaine ce serait génial. Je dois vous laisser, j'ai une réunion avec le procureur du roi. Dit-il, tout en se levant de sa chaise.
Vincent allait, enfin, pouvoir découvrir ce que cachaient ses nouvelles pages du dossier. La faible lumière d'espoir qui brillait dans ses yeux ne tarda pas à s'éteindre lorsqu'il découvrit avec effroi qu'il avait, sous les yeux, non pas des preuves mais bel et bien d'autres meurtres datant de plusieurs mois, voire pour certains d'un an ou plus. Vincent était quelqu'un qui ne perdait jamais espoir même dans les moments les plus difficiles, pourtant à ce moment précis, il avait du mal à penser qu'il arriverait, un jour, à résoudre cette affaire ! Alors qu'il était en train de relire, pour la énième fois, le dossier du tueur en série, un jeune homme, approchant de la trentaine, déposa, lourdement, une boite en carton sur le bureau voisin. Surpris par le bruit, Vincent sursauta.
- Excusez-moi monsieur... mais je ne voulais pas vous faire peur, s'exclama le jeune homme.
- Monsieur McKnee mais appelles moi Vincent. Je vais aller me chercher du café, tu en veux ? répondit-il.
- Non merci, je viens, à l'instant, d'en finir un.
- Ok ! Tiens c'est marrant, je ne t'avais jamais vu auparavant, tu es nouveau?
- Non, pas du tout, cela fait maintenant un an que je travaille ici, mon bureau était dans l'ancienne partie, qui a été inondée le week end dernier, j'ai donc du déménager.
- Ah bon l'ancienne partie a été inondée? J'ai l'impression d'être déconnecté du monde depuis que je travaille sur cette affaire !
Pendant que Vincent all
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