A la reconquête

Résumé : Où étais-je? Je ne reconnaissait rien. Il me semblait voir une lueur loin, très loin de moi. Un bruit grave faisait résonner les murs à intervalles réguliers. Que se passait-il ? Je respirais fortement, j'y était obligé, j'avais du mal à à faire pénétrer de l'air dans mes poumons. Je suffoquais. Je sentais une douleur me traverser le corps. Mais je n'était pas sur d'avoir mal. J'avais froid. J'essayais de me rappeler quelque chose, n'importe quoi, mais rien ne me revenais à l'esprit. Seulement cette sensation d'être perdu, isolé, oublié.
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Où étais-je? Je ne reconnaissait rien. Il me semblait voir une lueur loin, très loin de moi. Un bruit grave faisait résonner les murs à intervalles réguliers. Que se passait-il ? Je respirais fortement, j'y était obligé, j'avais du mal à à faire pénétrer de l'air dans mes poumons. Je suffoquais. Je sentais une douleur me traverser le corps. Mais je n'était pas sur d'avoir mal. J'avais froid. J'essayais de me rappeler quelque chose, n'importe quoi, mais rien ne me revenais à l'esprit. Seulement cette sensation d'être perdu, isolé, oublié.

 

J'essayai de me relever, mais je n'y parvint pas. Je ne me contrôlais plus. J'étais comme mort, mais encore là, seul, à attendre que quelque chose se produise. Combien de temps ai-je attendu ? Je n'en sais rien. Une heure, un jour, un an ? En tout cas ce fut interminable. Soudain, j'entendis un bruit. Au début, il me semblait très lointain et ne se dinstingait pas assez pour que soient autre chose que ce battement qui résonnait dans mes oreilles depuis que j'avais repris conscience. Au fur et à mesure que le temps passait, le bruit s'accentuait et je dus me rendre à l'évidence que quelque-chose approchait de moi. Après une si longue attente, j'étais en même temps impatient et anxieux que cette chose arrive. Depuis que j'étais ici, j'avais été plongé dans l'isolement le plus total et quoi que ce fut, ça ne pouvait être pire que de mourir de solitude. Les bruits continuaient de se rapprocher, se démarquant maintenant nettement des battement régulier. J'avais de plus en plus froid comme si cette chose me prenait mes dernières chaleur, le peu de vie qu'il me restait. Je ne comprenais pas. Qu'était-ce ? Je ne pouvait me souvenir d'où j'étais, ni même de qui j'étais. Même en réfléchissant fort je ne parvenait pas à me souvenir d'un autre bruit que ce battement, d'une autre image que cette lueur, d'une autre odeur que cette senteur de moisi que mon nez ne cessait de respirer et surtout d'une autre sensation que le froid total qui m'envahissait. Il approchait. Je le sentais près de moi. J'avais peur, j'étais effrayé. Plus cette chose venait près de moi, mon effroi augmentait. Je n'arrivait plus à respirer ni même à réfléchir. Je ne pouvais plus rien faire. J'avais mal, je souffrais. Soudain, je sentis ma tête bouillir, sur le point d'exploser et je perdis connaissance.

 

Quand je revins à moi, et que j'ouvris les yeux, je fus ébloui. J'étais dans une pièce très éclairée et mon séjour dans la pénombre m'empêchait de distinguer quoi que ce soit. Quand je fus enfin accoutumé à la lumière, je me rendis compte que je me trouvais sur un lit dans une pièce encombré de divers mobiliers. Une grande armoire de chêne surplombait la chambre et donnait une impression de grandeur à cette pièce pourtant assez dégarnie. Je distinguai aussi plusieurs armoires dans lesquelles était rangés des instruments servant à travailler le bois. Des rideaux pourpres empêchaient la lumière de pénétrer dans la pièce et un tapis de même couleur égayait le sol de parquet sobre. Une ampoule branlante semblait servir à éclairer le pièce pendant la nuit même si je ne vit pas très bien comment elle le pût vu sa ridicule apparence. Enfin, une table en retrait était envahie par des masses de papier.

 

Après avoir observer attentivement la pièce dans laquelle je me trouvais, je me rappelai soudain le froid et la effroi de la grotte dans laquelle j'avais été enfermé, et je me questionnai longtemps sur ce qui avait pu se passer entre ma détention dans la peur et le calme et la chaleur qui régnait dans cette pièce. Tout à coup, je vis dans l'entrebâillement de la porte, un vieil homme, aux cheveux bruns hirsutes se mêlant à sa longue barbe, exactement pareille. Il semblait m'observer depuis un bon bout de temps, et pourtant je venais à peine de m'apercevoir de sa présence. Il était grand et il paraissait avoir été battu toute sa vie tant il était couvert de griffes et de croûtes. Malgré cet aspect repoussant, on sentait en lui une gentillesse profonde. À voir enfin un être humain, un tas de question affluèrent dans ma bouche comme un torrent quand il vient d'enfoncer un barrage. Cependant, c'est lui qui le premier parla :

« - Ne dit rien, me dit-il en me mettant sa grande main blessée sur la bouche, calme-toi et suis-moi.

Tu dois certainement avoir faim, je t'ai préparé une soupe. ainsi nous pourrons discuter en mangeant.

Juste ... , n'ai-je seulement eu le temps de dire avant qu'il me coupe à nouveau

Sois patient et calme-toi. Ça ne sert à rien de se presser. De toute façon tu ne risque rien ici. »

Il s'en alla à travers un couloir sombre éclairé par des chandelles et tapissé de tableau représentant des forêts et des clairières. J'avais du mal à marcher. Mes jambes étaient engourdis et, en plus, c'était la première fois que je marchais depuis que j'étais devenu amnésique. Enfin, nous atteignîmes une cuisine avec une table en bois brut siégeant au milieu. Dessus, étaient servis deux grands bols de soupe qui fûmaient et n'attendaient qu'à être mangés. L'odeur qui en émanait donnait une envie irrésistible d'y goûter, et je m'assis donc sur la chaise que m'indiquer l'homme et commençai tout de suite à déguster la soupe. La première gorgée me fit un effet magique. La chaleur de la soupe se répandit dans mes entrailles et je me sentis subitement, plus fort, plus vivant. Après avoir assouvis ma faim et ma soif, je redemandai au mystérieux personnage :

« - Où suis-je ? Qui êtes vous ? Comment suis-je arrivé ici ? Que se passe-t-il ? Me connaissez-vous ? Suis-je vivant ? Qui suis-je ?

Stop, me coupa-t-il, une question à la fois. D'abord, sache que je ne suis pas Dieu, mais Will, un simple bûcheron qui travaille dans les bois environnant. Donc je ne suis pas capable de répondre à toutes tes questions. En réalité, je vis assez coupé du reste de la civilisation depuis le Drame. Je m'occupe de la forêt et je sculpte dans le bois pour meubler ma maison, ainsi que pour vendre aux habitants des environs en échanges de nourriture et autres objets nécessaire à la vie. Ainsi, il m'est très rare de rencontrer des gens, mis à part mes clients, et je fus donc très surpris de te voir en plein milieu d'une clairière étendu sur un tas de feuilles mortes, inconscient et inanimé. Au début je t'ai cru mort, et ce n'est qu'en entendant ton cœur battre que je compris que tu était vivant et que je t'ai transporter chez moi. Pendant près de deux semaines tu est resté dans le coma jusqu'à aujourd'hui. D'ailleurs, je commençais à désespérer de te voir un jour reprendre connaissance et pour tout t'avouer, j'espérais que ce serait toi qui m'apprendrait des choses sur ce qui se passe.

Malheureusement, répondis-je, je ne me souvient absolument de rien à part d'une grotte ou d'un cachot dans lequel je fus enfermé; et où le peur et le mort étaient les seuls résidents. Je suis resté là très longtemps et juste avant que je perde connaissance je me souviens qu'une personne, tout sauf humaine, s'approchait de moi, me prenant mes restes de force et m'effrayant sans que je ne sache pourquoi. C'est tout ce dont je me souviens. Rien d'autre de ma vie antérieur n'est resté dans ma mémoire, pas même mon nom. D'ailleurs qu'est-ce que le drame dont tu parles ?

Oh, je ne suis pas le mieux placé pour te répondre, répliqua le bûcheron d'un air gêné. En réalité, il y a plus ou moins quinze ans, plusieurs pays rentrèrent en guerre et le conflit devint rapidement planétaire. Chaque opposant utilisait des armes plus destructrices les unes que les autres. En quelques mois, plusieurs milliards de civils étaient morts. Effrayés par ces massacres, beaucoup de gens comme moi, s'enfuirent dans des terres reculées et se coupèrent du reste


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Catégorie : SF, Fantasy et Terreur
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