08-10-2007 ŕ 12:22

ulried
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Bonjour,

Je voulais vous présenter 1984 car je l'ai lu pendant l'été et c'est vraiment un très bon livre.

L'action met du temps a venir, mais l'histoire est vraiment palpitante, pleine d'imagination.

Le jeune homme est un homme normale n'ayant rien demandé a personne et il se retrouve embarqué dans une histoire
abracadabranque. Le culte de la personnalité est à son comble et ce livre fait beaucoup réfléchir sur notre monde et ce qui aurait pu se passer si Staline aurait continué.

Je vous le conseille à tous, essayé de le lire après la 3ème, car c'est là qu'on voit un peu le culte de la
personalité de Staline ect... et on voit l'écrit d'une autre façon.

Voicie quelques extrait du livre :

Citation : Extrait du livre
O’Brien entra. Winston se dressa sur ses pieds. Le choc de cette visite lui avait enlevé toute prudence. Pour la première fois, depuis de nombreuses années, il oublia la présence du télécran. – Ils vous ont pris aussi ! cria-t-il. – Ils m’ont pris depuis longtemps ! dit O’Brien presque à regret, avec une douce ironie. Il s’écarta. Derrière lui émergea un garde au large torse, muni d’une longue matraque noire. – Vous le saviez, Winston, dit O’Brien. Ne vous mentez pas à vous-même. Vous le saviez, vous l’avez toujours su. Oui, il le voyait maintenant, il l’avait toujours su » 1984, Georges Orwel, 3eme Partie Chapitre 1

Citation : Extrait du livre
Vous avez pleurniché en demandant grâce. Vous avez trahi tout le monde et avoué tout. Pouvez-vous penser à une seule dégradation qui ne vous ait pas été infligée ? Winston s’était arrêté de pleurer, mais ses yeux étaient encore mouillés. Il les leva vers O’Brien. – Je n’ai pas trahi Julia, dit-il. O’Brien le regarda pensivement. -- Non, dit-il, non. C’est parfaitement vrai. Vous n’avez pas trahi Julia. » 1984, Georges Orwel, 3eme Partie Chapitre 3 «Les rats savaient maintenant ce qui allait venir. (…;). Winston pouvait voir les moustaches et les dents jaunes. Une panique folle s’empara encore de lui. (…;) Mais il avait soudain compris que, dans le monde entier, il n’y avait qu’une personne sur qui il pût transférer sa punition, un seul corps qu’il pût jeter entre les rats et lui. Il cria frénétiquement, à plusieurs reprises : – Faites-le à Julia ! Faites-le à Julia ! Pas à moi ! Julia ! Ce que vous lui faites m’est égal. Déchirez-lui le visage. Épluchez-la jusqu’aux os. Pas moi ! Julia ! Pas moi ! » 1984, Georges Orwel, 3eme Partie Chapitre 5

Voicie aussi une présentation par Wikipedia, plus poussé du livre :

Citation : Wikipedia

Résumé
Ce qui suit dévoile des moments clefs de l’intrigue.
Winston Smith, habitant de Londres en Océania, est chargé de réécrire l'Histoire dans le cadre de son travail au Ministère de la Vérité, ceci en détruisant les journaux de l'époque et en les réécrivant de manière à ce que le Parti n'ait jamais tort.

Il prend conscience qu'il n'a pas de pensées si orthodoxes qu’il devrait en avoir aux yeux du Parti. Susceptible d'être traqué par la Police de la Pensée, il cache ses hérésies et sa haine du Parti derrière un visage de marbre, mais implose intérieurement de révolte. Il commence à écrire un journal : il veut laisser une trace du passé et de la vérité, et comprendre le pourquoi de cette dictature.

Il tombe amoureux de Julia, une jeune femme du commissariat aux romans, membre de la ligue anti-sexe. Ils s’aiment et font l’amour clandestinement dans une mansarde louée dans le quartier des prolétaires. Ils savent qu’ils seront condamnés, que tôt ou tard ils devront payer le prix de tous ces crimes envers le parti. Ils rêvent cependant d’un soulèvement, d’une résistance ; ils croient au mythe d’une Fraternité qui existerait quelque part et unirait les gens comme eux contre le Parti. C’est pourquoi ils finissent par aller à la rencontre d’O’Brien, personnage intelligent et charismatique, membre du Parti intérieur dont Winston a l’intime conviction qu’il est un partisan de la Fraternité. O’Brien leur fait parvenir « Le Livre » de Goldstein, l’ennemi du peuple et du Parti, objet de la haine et de la peur la plus intense en Océania. Il y est expliqué tous les tenants et les aboutissants des systèmes politiques et des manipulations psychologiques mis en place en Océania.

Avant la fin de leur lecture, Winston et Julia sont arrêtés par la Police de la Pensée et amenés au Ministère de l'Amour. Winston y retrouve O'Brien lui-même, qui n'a en fait jamais été membre de la Fraternité, bien au contraire, car il est justement chargé de traquer les "terroristes par la pensé". O'Brien lui apprend que Winston était repéré comme peu fiable bien avant que lui même n'en prenne conscience[1] .

Winston sera torturé et humilié pendant des jours et des semaines jusqu'à ce qu'il perde toutes ses convictions morales et soit prêt à accepter sincèrement n'importe quelle vérité, aussi contradictoire soit-elle (2 et 2 font 5), pourvu qu'elle émane du Parti .

Sa rééducation se finit lorsque mis devant sa terreur la plus forte (des rats), il trahit Julia et la renie .

Relaché, Winston n'est plus qu'une épave vide de sentiments et de dignité, passant sa vie au bistro. Par hasard il revoit Julia, qui elle aussi l'a renié sous la torture et cette trahison mutuelle a rompu leur attachement.

Un jour, où pendant la guerre nécessaire et incessante qui oppose les 3 blocs totalitaires, sa patrie menacée retourne magistralement la situation en une brillante victoire, il devient un admirateur béat de Big Brother.

Analyse

1984 s'inspire d'un ouvrage de l'écrivain russe Evgeni Zamiatine intitulé Nous Autres et paru en 1920, lui aussi description d'une contre-utopie totalitaire.

Contexte

Le monde en 1984 selon George Orwell Note : La description dans le livre n'est pas aussi détaillée. La carte est donc basée sur certaines spéculations. En outre, à la fin du livre, l'Océania a conquis toute l'Afrique.
Le monde en 1984 selon George Orwell
Note : La description dans le livre n'est pas aussi détaillée. La carte est donc basée sur certaines spéculations. En outre, à la fin du livre, l'Océania a conquis toute l'Afrique.

Parabole du despotisme moderne, conte philosophique sur le pire XXe siècle, si le totalitarisme orwellien opère de francs emprunts au nazisme et au fascisme, il est néanmoins, avec son Parti unique, son régime d'assemblée, sa confusion des pouvoirs, ses plans de productions triennaux, son militarisme de patronage, ses parades et manifestations « spontanées », ses files d'attentes, ses slogans, ses camps de rééducation, ses confessions publiques « à la moscovite » et ses affiches géantes, très clairement inspiré du système soviétique.

Subsidiairement, censé être une dégénérescence totalitaire d'un certain « socialisme anglais » (« angsoc »;), on a voulu parfois n'y voir qu'une satire au vitriol (voire un procès d'intention excessif) contre la Grande-Bretagne travailliste de Clement Attlee (1945) et son ambitieux programme de nationalisation (acier, charbon, chemins de fer, banque l'Angleterre, etc.) dans un pays ruiné par la guerre [réf. nécessaire].

Homme de gauche d'une absolue sincérité, Orwell était un socialiste « de terrain » qui se méfiait d'une certaine « gauche » (cruellement raillée dans un de ses premiers romans : Et vive l'aspidistra !, à travers le personnage ridicule de Ravelston) et de son éloignement de la réalité sociale et matérielle du monde ouvrier. Orwell détestait en outre les communistes, a fortiori « de salon », et méprisait par exemple Jean-Paul Sartre. La misère matérielle restait pour lui la misère matérielle, que le « Parti » soit au pouvoir ou que ce soient les « capitalistes ». Il n'y a aucun doute donc, contrairement à ce que l'on croit parfois, sur ses convictions socialistes très profondes, ou du moins « social-démocrates ». Méfiant à l'égard d'une certaine gauche, Orwell acceptait en outre mal d'être récupéré par la « droite », ce qui a été surtout le fait de l'accueil nord-américain de 1984.

Certaines invraisemblances évidentes de 1984, elles aussi, sont un reflet des inquiétudes d'Orwell : dans le roman, les États-Unis sont censés faire eux aussi partie de l'Océania (qui regroupe en fait les pays anglo-saxons - voir carte). Orwell voyait dans les États-Unis, un peu à la manière des « temps modernes » de Chaplin, la quintessence du monde moderne technomaniaque qui est aussi l'un des avertissements de 1984.

Par ailleurs, la thèse qu'Orwell expose à travers le manifeste du traître Emmanuel Goldstein (Du collectivisme oligarchique) suppose que le pouvoir peut employer la misère à des fins politiques : Goldstein attribue les pénuries sévissant sous l'« angsoc » à une stratégie délibérée du pouvoir plutôt qu'à un échec économique.

Avant 1984, Orwell était déjà un écrivain de gauche connu pour ses enquêtes sur les foyers ouvriers misérables dans le Yorkshire ou les chômeurs de Middlesbrough (La Jetée de Wigan). Sa méfiance envers la « gauche morale » satisfaite, qu'il soupçonne déjà (à travers le conférencier « anti-Hitler » ridicule de Encore un peu d'air frais) dès 1938, de faire le lit du totalitarisme, était au moins égal à son mépris pour la droite conservatrice.

Toutes les personnes qui ont vécu sous un régime stalinien[réf. nécessaire], comme l'ancien dissident Alexandre Zinoviev, s'accordent pour saluer l'intuition des mécanismes politiques et psychologiques de ce type de régime dont fait preuve Orwell.

Thèmes de 1984


De nombreuses idées d'Orwell dans 1984 sont devenues des archétypes, voire des poncifs.

Trucage de l’Histoire et propagande

Culte de Staline, référence principale de Big Brother
Culte de Staline, référence principale de Big Brother

Le Parti a la mainmise sur les archives et fait accepter sa propre vérité historique en la truquant ; il pratique la désinformation et le lavage de cerveau pour asseoir le régime. Il fait aussi disparaître des personnes qui lui deviennent trop encombrantes et modifie leur passé, ou les fait passer, faux témoignages des intéressés à l'appui, pour des traîtres, des espions ou des saboteurs. C'est le principe de la « mutabilité du passé ».

« Qui détient le passé détient l’avenir. »

Une réelle question philosophique apparaît derrière l'action du Parti : la théorie du Parti est que le passé n'existe pas en soi. Il n'est qu'un souvenir dans les esprits humains. Le monde n'existe qu'à travers la pensée humaine et n'a pas de réalité absolue. Ainsi, si Winston est le seul homme à se souvenir que l'Océania a été une semaine plus tôt en guerre contre l'Eurasia et non contre l'Estasia, c'est lui qui est fou et non les autres. Pourtant le fait est réel, mais seulement dans la mémoire de Winston.

Télécrans


Au domicile et sur les lieux de travail des membres du Parti, ainsi que dans les lieux publics, sont disposés des « télécrans », système de vidéo-surveillance et de télévision qui diffusent en permanence les messages du Parti. Les télécrans permettent à la police de la Pensée d’entendre et de voir ce qui se fait dans chaque pièce où s'en trouve un. Seuls les membres du parti intérieur peuvent arrêter le télécran qui se trouve à leur domicile pendant une courte période.

Je vous invite à en débattre sur le forum si vous l'avez lu ... ou allez l'acheter au plus vite :D

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02-11-2007 ŕ 23:15

kanard72
Moderateur
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Salut Ulried,

J'ai lu ce livre l'année dernière, en 3 éme. Je l'ai trouvé extrêmement intéressant. J'avoue qu'il a relevé en moi une certaine émotion par rapport à cette histoire d'amour avec Julia. Il m'a fait également un peu peur, soulevant en moi plusieurs questions sur l'avenir de notre monde. Je comprend désormais ces nombreuses remarques dans l'actualités à Big Brother et à son concept.

Je conseille ce livre à tous ceux qui s'intéresse un temps soit peu à notre avenir.

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28-12-2007 ŕ 22:52

Xt-6
Membre
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Messages : 3
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J'ai lu ce livre de mon plein gré, pour bien comprendre les références a big brother.

Et je dois dire que j'ai trouvé ce livre très profond et effrayant, non pas par son histoire, mais par le fond et le cadre de l'histoire.

Nos sociètés modernes semblent de plus en plus se tourner vers la socièté décrite par orwell. Non pas par un dictateur mais par un groupe de personnes qui controlent la population. Cette population est tournée vers une sorte de but commun, non pas la guerre, mais le divertissement à tout prix, ou le moindre instant de réflexion personnelle est à bannir grace aux portables et autres gadget électronique, ...

Y a matière à débattre grace à ce livre. D'ailleur, il se rapproche du film V pour Vendetta, pour l'univers.

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29-12-2007 ŕ 13:05

Merwyn06
Membre
Date d'inscription : 29-12-2007
Messages : 13
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Je l'ai lu aussi (non pas en cours mais aussi pour ma "culture générale" et pour comprendre la référence au "Big Brother")... franchement je l'ai trouvé un peu monotone et j'ai eu du mal à finir le livre... J'ai largement préféré "Le Meilleur des Mondes" de Aldous Huxley... mais peut-être en le relisant, j'y trouve plus de plaisir à le lire...
Quoiqu'il en soit, j'ai l'impression que ce site manque un peu de fiches de lecture de SFF... je vais un peu compléter du René Barjavel, pour Asimov par contre, il faudrait trouver quelqu'un d'autre...

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